La parole, un outil quotidien et inexploré, à la portée de tous

La parole est extraordinairement ambivalente : la plupart du temps, on parle pour ne rien dire, ou de façon utilitaire. Et parfois, la parole déboule du flot intérieur, sans frein ou avec les pires difficultés. C’est une chose curieuse, par exemple, que le statut et le fonctionnement de la parole en thérapie ou en analyse, ou encore dans le cabinet d’un juge d’instruction. La parole, on l’oublie, on s’en sert, ou elle devient un enjeu de vie ou de mort.

En même temps, chacun dispose de la parole : les questions de l’éducation, de la classe sociale, de la culture, de l’origine n’empêche pas la parole. Ces questions répartissent différemment ce qui peut être dit et ce qui ne peut pas l’être, les mots et l’expression, mais elle n’obère jamais en fin de compte la parole. L’usage de la parole, c’est extraordinairement démocratique, chaque fois qu’on peut la libérer des rapports d’autorité.

Cela demande une approche délicate, intransigeante sur l’éthique : respecter la parole de l’autre, c’est aussi respecter son silence.

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