0Un atelier ou un stage pour votre radio

En pratique:

Le schéma de base
Il s’agit de présenter le stage ou l’atelier comme la fabrique d’une radio : nom et identité, jingle, logo, rubricage, habillage sonore … Les participants vont créer leur radio, avec leurs émissions, leurs musiques, leur identité.

En cas d’atelier ou de stage « court », cette « radio » comprendra une seule émission, voir une seule capsule d’une dizaine de minutes pour un stage « week-end ».

Le choix des contenus se fait avec les participants : leurs contraintes (parole difficile pour les personnes handicapées, impossibilité de sortir pour les prisonniers, etc.) sont sources de créativité. A chaque problème sa solution. Ainsi, en prison, nous avons imaginé des interviews (je prisonnier dans le rôle du journaliste) par personne interposée.

C’est avec les participants que l’on imagine rubriques, choix des thèmes, choix des invités, choix des chansons (à créer, souvent), choix musicaux …et si possible une ou deux sortie pour des interviews sur le terrain ou des micro-trottoir.

Ce schéma est adapté en fonction de la durée du stage ou de l’atelier et du public.

Le format d’un atelier ou d’un stage
Le minimum de temps avec les participants ne peut être inférieur à 2 jours, le temps d’un week-end par exemple.

Nous préférons cependant travailler sur des périodes un peu plus longues : une semaine de 5 jours, ou un atelier régulier un demi-jour par semaine pendant au moins un trimestre.

Nous adaptons la dynamique et la pédagogie de chaque atelier au timing de celui-ci, mais nous veillons à en préserver le sens et la qualité.

La technique
Elle ne doit jamais être un frein. Nous venons avec le matériel : des petits enregistreurs numériques dont l’apprentissage est très rapide, des casques, des micros, un ordinateur, des hauts-parleurs.

Après le travail sur l’identité et le contenu de la Radio à créer, on passe donc à une phase d’apprentissage de la manipulation des appareils, essentiellement centrée sur la prise de son avec les enregistreurs numériques, la tenue du micro, le réglage du niveau sonore.

La création des contenus
On passe en suite à la phase de création : débats internes (enregistrés) sur les thématiques à explorer), contacts avec les personnes que les participants souhaitent interroger, préparation des interviews, descente sur le terrain ou accueil des invités.Retour ligne automatique
Le cas échéant, certains s’attaquent à la création d’une chanson, à l’habillage sonore, aux choix musicaux. Il y en a pour toutes les envies et tous les goûts.

Nous disposons d’un logiciel capable sur une voix chantée de produire rapidement une mélodie et une orchestration ad hoc, afin que les participants puissent très rapidement entendre des « résultats », même provisoires.

Rappelons que Zoé Jadoul est aussi connue comme chanteuse sous le nom d’Arolde, et qu’elle a animé de nombreux ateliers de Chœur, notamment pour des personnes ne sachant pas chanter.

Une écoute en commun
Au fur et à mesure des enregistrements, on débriefe : on écoute, on évalue, on choisit ce que l’on souhaite retenir. Cette phase est importante, du point de vue technique (apprendre de ses erreurs) et du point de vue créatif (faire retour sur soi-même, se réinterroger, etc.).

Le montage
Le montage qui demande des compétences techniques, ne peut se faire en commun que dans le cadre d’un atelier sur un temps long (au minimum ½ jour/semaine sur une saison).

La plupart du temps, Zoé Jadoul s’occupera dans son studio du montage, de la finition sonore et musicale, et du mastering, afin d’aboutir à une émission du générique d’entrée au générique de fin.

Un atelier long permet de développer évidemment sur l’année de multiples émissions, de nombreuses rubriques.

La diffusion
Nous avons un partenariat de plusieurs années avec radio Campus – Bruxelles qui nous permet soit de diffuser une émission complète en différé, soit d’utiliser les matériaux pour une émission en direct avec les participants, et parfois, des invités, des interviews radio, des jeux en direct, etc.

Dans tous les cas, les participants peuvent repartir avec un enregistrement sur CD, et réécouter leurs création, leurs paroles, leurs émissions, LEUR RADIO, sur notre site Web.

La radio est créée
La radio ainsi créée est pérenne : à tout moment, un nouveau stage, un nouvel atelier du même groupe (ou organisateur) viendra la raviver et conforter sa place dans notre groupe multimédia … Radio-Silex, Radio Qui Qui, Radio Ishengo, Radio Moulin, Les Déchaînées, etc.

Un + possible
La radio peut devenir … visible : dans certaines occasions, nous pouvons passer également à l’image, notamment sous la forme d’un reportage-documentaire ou d’un clip, sur une chanson créée à l’occasion d’un stage ou d’un atelier. Vous en trouverez quelques exemples sur le site de l’asbl.

Le coût d’un stage
Pour un groupe de 10-12 personnes, matériel compris, il faut compter aux environs de 100€ la demi-journée ou la journée et les frais de déplacement au-delà de 10km autour de Bruxelles.

Dans certains cas (par exemple un atelier de 5 jours entiers consécutifs), un supplément peut être demandé pour le travail de studio hors atelier (entre 100 et 300€).Retour ligne automatique
Compte tenu des publics visés, l’organisateur prévoit toujours un éducateur, un accompagnant, un animateur, qui sera invité à participer également à la création de la Radio. Dans certains cas, cela peut également être envisagé comme une formation aux techniques « radio » (transfert de compétences).

L’organisateur prend en charge les sorties éventuelles, dont les modalités auront bien entendu été préalablement convenues.

La radio, un média de proximité, démocratique, affectif et spontané
Des sondages récents montrent l’étonnante vitalité de la radio comme média populaire, avec lequel la population entretient un rapport affectif qui ne semble pas atteint par la télévision ou les nouveaux médias.

Accessible et démocratique, elle ne demande aucune connaissance technique pour se l’approprier, elle est présente dans l’environnement quotidien, partagée par toutes celles et tous ceux qui sont dans le périmètre audible du « poste ». D’où notamment sa valeur « familiale ». Contrairement à la télévision, elle n’incite pas à des dépenses somptueuses ou à un crédit : la radio n’a pas besoin d’un écran plasma dernière génération.

Comme le disait Orson Welles : « L’avantage de la radio sur le cinéma, c’est qu’à la radio l’écran est plus large ».

Cette objet-média est si familier, qu’il s’avère propice à l’exploration humaine et sociale : la technique ne vient ni troubler ni parasiter la prise de son, nul n’est impressionné par le dispositif. La spontanéité peut s’installer très vite.

La parole, un outil quotidien et inexploré, à la portée de tous 
La parole est extraordinairement ambivalente : la plupart du temps, on parle pour ne rien dire, ou de façon utilitaire. Et parfois, la parole déboule du flot intérieur, sans frein ou avec les pires difficultés. C’est une chose curieuse, par exemple, que le statut et le fonctionnement de la parole en thérapie ou en analyse, ou encore dans le cabinet d’un juge d’instruction. La parole, on l’oublie, on s’en sert, ou elle devient un enjeu de vie ou de mort.

En même temps, chacun dispose de la parole : les questions de l’éducation, de la classe sociale, de la culture, de l’origine n’empêche pas la parole. Ces questions répartissent différemment ce qui peut être dit et ce qui ne peut pas l’être, les mots et l’expression, mais elle n’obère jamais en fin de compte la parole. L’usage de la parole, c’est extraordinairement démocratique, chaque fois qu’on peut la libérer des rapports d’autorité.

Cela demande une approche délicate, intransigeante sur l’éthique : respecter la parole de l’autre, c’est aussi respecter son silence.

Une technique d’animation, originale, qui fait des participants les acteurs du projet 
Les êtres parlants ne sont pas des cobayes, des objets d’études ou d’observation. Ils sont acteurs de leur vie, acteurs de leur parole. Des ateliers radio, ça existe : la plupart du temps, cela consiste soit dans une approche technique (on apprend à se servir des appareils, la grammaire radiophonique, etc.), soit dans une approche plus ou moins sensible visant à faire parler les participants d’eux-mêmes, sur eux-mêmes, autour d’eux-mêmes …

Je privilégie un principe inversé : les participants sont les animateurs, les concepteurs, les journalistes. Ce sont eux qui vont faire parler tout un chacun, vous dans la rue, leurs camarades, des personnes de référence sur tel ou tel sujet choisi en commun.

L’interaction sociale est la matière première du concept d’animation radio que je propose. Avant de répondre à quoi que ce soit, nous sommes d’abord, tous, des personnes qui nous posons des questions, qui posons des questions.

Pour quels publics ? 
L’approche proposée intéresse d’abord des publics pour lesquels la parole est un enjeu vital : en temps d’apprentissage, les enfants, enfermée, les prisonniers, comme moyen de retisser du lien social, les publics économiquement fragiles et les personnes âgées, comme moyen de désenclavement et de revalorisation de soi, les personnes atteintes d’un handicap.

Depuis plus de 7 ans, Zoé Jadoul travaille régulièrement avec ces publics, en essayant de les faire se rencontrer, se croiser, se parler.

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